L'Histoire de notre Village

Cadastre 1833 pano
Extrait du cadastre du village d'Empeaux en 1833

L'époque Antique

Situé à 320m d’altitude sur la ligne de crête, le site d’Empeaux est habité à l’époque Antique. Le village primitif est sans doute situé à Lambès, où se trouve le castrum d'une ancienne famille noble cité dès le XIe siècle. L'agglomération actuelle semble résulter d'un déplacement de la fin du XVe siècle. Empeaux dépend du comté puis des états de Comminges entre 1130 et 1789. De 1316 à 1790, la paroisse fait partie de l'archevêché de Toulouse puis de celui de Lambès. Les Lambès connaissent leur apogée au XVIe siècle lorsqu’ils délaissent le village qui porte leur nom, et qui conserve son église jusqu’à 1794, pour s’installer à Savignac-mona. Lambes et la moitié de Saiguède constituent une baronnie dont le centre et le château se fixent à Empeaux. Les barons sont les Cathalas, conseillers du rois, puis les Doujat, qui possèdent 115 hectares de terres nobles. Le hameau de la Rivière, au nord, regroupe les maisons des brassiers. Empeaux a 186 habitants en 1893.

Le Château d'Empeaux

Chateau empeaux

Ce Château est remanié dans le goût médiéval “Viollet-le-duc” dans la seconde moitié du XIXe siècle par le bijoutier Toulousain Lautier. Il est sans doute construit vers la fin du XVIe siècle, à l’époque où les Lambès délaissent leur domaine d’origine. Il appartient ensuite à la famille Italienne des Catellan ou Cathala dont un membre, François et Seigneur de Lamasquère et d’Empeaux en 1607.

Les Grilles

Parmis les familles qui occupent le Château se trouvent les Doujat, descendants de Jean Doujat. Célèbre pour son esprit et mainteneur des jeux floraux, il entre à l’Académie Française en 1650. Son fils jacques est anobli et reçoit ses armes en 1696, époque à laquelle il semble acquérir le Château et la Seigneurie d’Empeaux. Guillaume Bonaventure Doujat, Baron d’Empeaux, a un fils de Claire Le Comte, dame de Saiguède. Nommé Henri-joseph, il est officié et seigneur d’Empeaux pendant la révolution. Cette grille d’entrée est un parfait exemple du soin apporté à chaque partie du Château. Elle est caractéristique du travail de ferronnerie, avec volutes et entrelacs, le tout cadré par des portants alternant la brique et la pierre.

L'église

Egliseempeaux

Cette église se caractérise par sa façade. Toute en reprenant le vocabulaire architectural de la région avec un clocher-mur sur une façade sobre, les maîtres d’oeuvre, ornent les côtés de volutes qui viennent adoucir la silhouette extérieure de l’édifice.

Les Balcons

La terre cuite moulée des Ateliers Virebent, à Launaguet, permet aux petits bourgeois des campagnes de donner un certain cachet à leur demeures aux XIXe et XXe siècle. Le traitement de la terre cuite décorative et bien maîtrisée, mais il faut attendre les années 1830 pour voir apparaître une production de série et de masse. Né à Toulouse en 1794, François Auguste Virebent est le fils de Jacques, Architecte de cette ville. Choqué par les intrigues qui entourent la construction du Château d’eau, il décide de créer sa propre briqueterie en 1831 à Launaguet.

Le Calvaire (1851)

Calvaire empeaux

Expression de l’ordre moral, le calvaire est un monument qui s’impose un peu partout au XIXe siècle. Celui-ci, très imposant, protège l’entrée du Château. Le cardinal d’Astros vient souvent se reposer au Château d’Empeaux, où il est reçu par les Doujat.

Le Puits (vers 1860)

Ce puits communal est le lieu de rencontre des ménagères du village avant l’arrivée de l’eau courante, au début des années 1960. Sa structure fermée pour protéger l’eau est caractéristique de la région, de même que l’utilisation de brique.